Afrian Parks | 10 March 2026

Deux décennies d’engagement : le rôle de l’Union européenne dans le retour du rhinocéros à Garamba

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Lieu, 10 mars 2026. Depuis près de deux décennies, l'Union européenne (UE) est un partenaire incontournable du parc national de la Garamba, soutenant les efforts mis en œuvre dans l’optique de renforcer la gouvernance, l'intégrité écologique et la stabilité dans l'un des paysages les plus stratégiques d'Afrique centrale, en République démocratique du Congo.

Au début de l'année 2006, la Garamba a perdu son dernier rhinocéros blanc du Nord, victime du braconnage. Les populations d'animaux sauvages s'effondraient, des groupes armés opéraient dans toute la région et les communautés environnantes étaient confrontées à une profonde incertitude. Lorsque African Parks a conclu un accord de cogestion sous la forme d’un partenariat public privé (PPP) avec l'Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) à la fin de l'année 2005, l'accent a été mis sur la réalisation d’actions avec impact à grande échelle.

L'une des réalisations les plus remarquables est que, deux décennies après la disparition du dernier rhinocéros, des camions transportant des rhinocéros blancs du Sud ont traversé la Garamba en décembre 2025 et janvier 2026. De telles opérations complexes ne sont possibles que lorsque les institutions fonctionnent, que les gardes forestiers sont formés et équipés, et que les communautés sont en sécurité et impliquées. Ces conditions favorables sont le fruit d'années de partenariat, notamment du soutien indéfectible de l'Union européenne en faveur d'un paysage stable et connecté. La réintroduction des rhinocéros est plus qu'une étape importante en matière de conservation. Elle est le signe visible que des investissements soutenus dans la gouvernance, la sécurité et l'engagement communautaire peuvent inverser le déclin et restaurer la fonction écologique, créant ainsi un paysage prêt à accueillir à nouveau des espèces importantes sur le plan écologique, telles que les rhinocéros.

Le lien entre l'intégrité écologique, le développement économique inclusif des communautés riveraines et la stabilité à long terme dans l'ensemble du paysage de la Garamba est clairement visible. Dans une région régulièrement marquée par l'instabilité, Garamba se présente comme un lieu où la conservation contribue directement à la sécurité, à la présence institutionnelle et aux opportunités. Le parc emploie environ 500 personnes à temps plein et soutient plus de 2 000 employés supplémentaires sous contrat temporaire, ce qui en fait l'un des plus grands employeurs de la région. Les investissements de l'Union européenne ont également soutenu le développement communautaire grâce à des mini-réseaux solaires qui fournissent une énergie fiable à des centaines de foyers voisins. L'accès à l'énergie réduit la pression sur les forêts environnantes, diminue la dépendance vis-à-vis des sources d'énergie peu sûres et permet aux petites entreprises de se développer. Au-delà des infrastructures, le partenariat avec l’Union européenne a favorisé le renforcement des relations communautaires et amélioré l'accès aux services essentiels, grâce à des programmes de santé et d'éducation soutenus par le parc qui touchent des milliers de personnes chaque année. Ces améliorations concrètes renforcent la résilience des ménages et contribuent à garantir la pérennité des acquis en matière de conservation. 

 Les progrès réalisés à Garamba reflètent l'engagement soutenu de nombreux partenaires : l'Union européenne, alliée de longue date en matière de conservation; le gouvernement de la République Démocratique du Congo ; l'ICCN ; les autorités et les communautés locales ; et les équipes qui travaillent quotidiennement sur le terrain. Le parcours du parc démontre que lorsque les partenaires restent présents et alignés derrière une vision commune, même les paysages les plus fragiles peuvent évoluer vers la restauration, le renforcement de la gouvernance et le rétablissement de la stabilité, tout en reconnaissant que la protection de ces acquis reste une responsabilité permanente.

Philippe Decoop, directeur du parc national de la Garamba, a déclaré : « Sur le terrain, la différence est claire. L'amélioration de la sécurité, le renforcement des relations communautaires et la capacité à mener à bien des opérations complexes en toute sécurité sont le résultat d'années de partenariat constant. Le retour des rhinocéros est un symbole fort du chemin parcouru par la Garamba. »

Peter Fearnhead, PDG d'African Parks : « Le redressement de Garamba est le fruit d'un véritable partenariat. Le soutien indéfectible de l'UE, aux côtés du gouvernement de la RDC, de l'ICCN et des communautés locales, a permis de mettre en place les systèmes, les mesures de protection et la confiance nécessaires à une bonne gestion du parc. Nous avons ainsi pu réintroduire le rhinocéros blanc dans cette région après des décennies d'absence. Bien que la gestion d'un écosystème critique soit un travail sans fin, la réintroduction du rhinocéros blanc à Garamba est une étape importante pour garantir que l'écosystème soit à nouveau complet, et le développement des infrastructures contribue grandement à la mise en place d'économies axées sur la conservation. »

Fabrice Basile, Chargé d’affaires a.i, Délégation de l’Union européenne en République démocratique du Congo : « L’Union européenne reste engagée aux côtés de la RDC pour œuvrer en faveur d’actions qui contribuent à la conservation de la nature tout en offrant des perspectives de développement socio-économique aux populations riveraines des zones protégées. Je me réjouis des progrès réalisés à ce jour par l’ICCN et African Parks qui œuvrent au fonctionnement intégré du paysage de la Garamba grâce à l’appui de l’UE. Le retour de Rhinocéros dans leur écosystème est un signe éloquent de la réussite conjointe en nous encourage à rester mobilisés pour marquer ensemble d’autres avancées majeures dans cette région exceptionnelle.

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À propos du parc national de la Garamba : Le parc national de la Garamba s'étend sur 513 300 hectares et est entouré de trois réserves, Azande, Gangala na Bodio et Mondo Missa, ce qui porte la superficie totale gérée à 1 479 500 hectares (connue sous le nom de complexe de la Garamba). Situé entre les forêts tropicales denses du bassin du Congo et les prairies boisées des savanes guinéo-soudanaises, le parc national de la Garamba est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO et abrite la plus grande population d'éléphants et la seule population survivante de girafes du Kordofan en RDC. La Garamba est un pilier de la stabilité et de la sécurité régionales, permettant un développement socio-économique durable pour la restauration de l'écosystème.

À propos d'African Parks : African Parks est une organisation de conservation à but non lucratif qui assume la responsabilité de la gestion à long terme des zones protégées en partenariat avec les gouvernements et les communautés locales. African Parks gère 24 zones protégées dans 13 pays, couvrant plus de 20 millions d'hectares en Angola, au Bénin, en République Centrafricaine, au Tchad, en République Démocratique du Congo, en Éthiopie, au Malawi, au Mozambique, en République du Congo, au Soudan du Sud, au Rwanda, en Zambie et au Zimbabwe. Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.africanparks.org, XInstagram et Facebook.

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